Extrait du chapitre IX : Rivalités sur la Terre des Chefs, une apparition enchanteresse
[…] Et là, il reçut
un second choc, son souffle en fut coupé. La jeune femme avait un visage d’une
beauté époustouflante en forme de diamant avec de grands yeux extraordinaires,
multicolores comme un arc-en-ciel ; des sourcils noirs bien dessinés en
accentuaient sa forme et des cils de la même couleur, très fournis, les rendaient
encore plus mystérieux. Des pommettes hautes, au-dessus de joues légèrement
creuses, lui donnaient un port de tête altier. Son nez ordinaire quelconque, ni
trop long ni trop petit, s’éclipsait devant une belle bouche sensuelle :
des lèvres mordorées, pulpeuses, donnaient envie de les couvrir de milliers de
baisers. Enfin, une multitude de longues tresses noires encadrait ce visage
magnifique. […]
– Une
danse ! Une danse ! Une danse ! scandaient les hommes très
éméchés en frappant des mains sur les tables.
Le vieil homme lui
traduisit également le mot qui résonnait dans la grande salle. La jeune femme hésita
quelques dorons avant de s’exécuter. Marür comprit très rapidement pourquoi
Lâmno et les hommes présents réclamaient de la voir danser.
Il assista fasciné à
une scène qu’il n’avait nullement imaginée possible.

