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lundi 8 octobre 2018

Yëwana, la prêtresse courageuse


Extrait du chapitre IX : Rivalités sur la Terre des Chefs, une apparition enchanteresse


[…] Et là, il reçut un second choc, son souffle en fut coupé. La jeune femme avait un visage d’une beauté époustouflante en forme de diamant avec de grands yeux extraordinaires, multicolores comme un arc-en-ciel ; des sourcils noirs bien dessinés en accentuaient sa forme et des cils de la même couleur, très fournis, les rendaient encore plus mystérieux. Des pommettes hautes, au-dessus de joues légèrement creuses, lui donnaient un port de tête altier. Son nez ordinaire quelconque, ni trop long ni trop petit, s’éclipsait devant une belle bouche sensuelle : des lèvres mordorées, pulpeuses, donnaient envie de les couvrir de milliers de baisers. Enfin, une multitude de longues tresses noires encadrait ce visage magnifique. […]
– Une danse ! Une danse ! Une danse ! scandaient les hommes très éméchés en frappant des mains sur les tables.
Le vieil homme lui traduisit également le mot qui résonnait dans la grande salle. La jeune femme hésita quelques dorons avant de s’exécuter. Marür comprit très rapidement pourquoi Lâmno et les hommes présents réclamaient de la voir danser.
Il assista fasciné à une scène qu’il n’avait nullement imaginée possible.

mercredi 5 septembre 2018

Marür, le fidèle guerrier


Extrait du chapitre 2 : les desseins de l'Invisible, l’académie militaire


Bonjour à tous,

Pour cette reprise, j'ai choisi de vous présenter l'un des personnages principaux. C'est également l'un de mes personnages préférés !

...« Il se rappelait surtout le tournoi final. La durée de la compétition avait été plus longue que celle du concours préliminaire. Les épreuves avaient été également beaucoup plus difficiles : le combat à la lance, une course à cheval avec de nombreux obstacles et le combat à la longue épée, leur arme reine. La dernière épreuve était spirituelle basée sur les préceptes de l’Invisible. Au démarrage, Lahär et lui avaient été une nouvelle fois distancés sur la première épreuve comme au tournoi préliminaire, tandis qu’ils s’étaient rattrapés sur la seconde, surtout lui qui était un cavalier hors pair. Ensuite, cela avait été l’épreuve de vérité : les combats à l’épée longue, le prestige des Harkinis. Depuis, qu’il avait découvert cette arme, Marür était fasciné. Il avait alors décidé, en secret, de devenir le meilleur combattant. C’est pourquoi, dès qu’il le pouvait, il s’entraînait même sur son peu de temps libre. Sur l’argatal, il s’était placé malgré son jeune âge parmi les vingt meilleurs.
Quand son tour était arrivé, il s’était avancé sereinement face à son concurrent dans son armure en fer lui couvrant tout le haut du corps. Cela avait été le combat le plus difficile qu’il n’eut jamais disputé jusqu’à cet instant car l’enjeu était énorme. Il avait senti chez son rival la même détermination que la sienne. Il avait dû sa victoire à un instant de déconcentration de son adversaire. Ce dernier avait mal évalué son déplacement, il avait perdu l’équilibre, Marür en avait profité pour effectuer un mouvement rapide, créé en secret, qui l’avait désarmé. Les spectateurs avaient été ébahis car peu de combattants étaient capables de désarmer avec une telle précision, la plupart du temps l’épée venait avec une partie du corps (doigt ou main généralement). Il avait été déclaré vainqueur à son plus grand soulagement.
Il restait encore la dernière épreuve tant redoutée par tous les concurrents, l’épreuve religieuse.